• Chronologie 1883-1937

    Chronologie de MAURICE JORON

     Les  dates-clés de sa vie

    1883 – 1937

     

    1883 - 18 janvier, Maurice Joron naît à Paris, à Montmartre, rue Poulet dans le 18ème arrondissement, de Paul Joron et Augustine Jactard. Il passe régulièrement ses vacances à Bry chez ses grands-parents Jactard, vieille famille de cultivateurs bryards, puis chez ses parents Augustine et Paul Joron installés rue Jules Benoit. Son père, peintre à ses heures de loisirs, travaille dans une entreprise de bâtiment et rêve pour son fils d’une carrière lucrative. Or dès 14 ans son fils Maurice réalise des toiles…

    1898 - Il quitte le collège de Melun après des études médiocres, hormis en dessin où il décroche le premier prix. Il entre comme apprenti chez un peintre-verrier. Premières oeuvres de jeunesse : photos 1 à 8

    1900 - Première exposition au Salon des Artistes Français. Il y exposera jusqu'à la fin de sa vie, sauf pendant la première Guerre Mondiale.

    1901 - Son père consent à le faire entrer à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier Cormon mais il donne peu de subsides à Maurice qui vit misérablement. Ses grands-parents Joron, installés à Yerres, l’aident un peu ; ses grands-parents de Bry sur Marne voyant sa détresse lui font rencontrer une riche veuve parisienne, éprise de peinture Mme Tavernier.

    1903 -  Madame Louise Tavernier, qui tient un salon littéraire et artistique à Paris,  12 rue Alfred de Vigny, s’intéresse à son travail. Intelligente et cultivée, elle propose à son père de prendre Maurice dans son atelier pour qu'il travaille avec elle (photos 9 à 25 et 43). Par ailleurs, elle lui fera donner des leçons d’histoire, de latin et de français, pour rattraper le temps perdu pendant sa scolarité ; son précepteur est l'abbé Thiriot (photo 135). Maurice travaille alors avec ardeur.

    1905 et 1907 Médailles du Salon des Artistes Français (honorable 1905 – 3ème classe 1907 ; sociétaire 1908).

    1909 - Maurice Joron obtient la médaille 2ème classe des Artistes Français. A 26 ans, il est classé "hors concours" avec « Grand intérieur » : (photos 26 à 28) .

    1905-1913 - Il quitte les Beaux-Arts où l’enseignement traditionnel l’étouffe et commence une longue série de voyages en France et en Europe avec Mme Tavernier. Ces voyages le conduisent sur la Côte d’Azur, en Italie (Florence, Naples, Venise), en Hollande (Amsterdam, La Haye) et en Espagne (Madrid, Tolède), il se familiarise avec les grands maîtres de la peinture (Raphaël, Titien, Rembrandt, Vermeer de Delft, Hals, Van Dyck…) durant ces voyages il réalise quelques copies mais surtout des études rapides de paysages « sur le motif », s’intéressant surtout à la lumière (paysages : photos 11 à 13) . De retour à Paris, il commence une brillante carrière de portraitiste (photos 29 à 42) grâce à l’influence et aux commandes des artistes, gens de lettres, femmes du monde, hommes politiques et industriels de l’entourage de Mme Tavernier.

    1914 – Il expose au salon des Artistes Français, le plus en vogue à l’époque, le portrait du sculpteur Baffier (photo 132). Les critiques sont élogieuses dont celles du journaliste Henri Rochefort. Sa notoriété s’établit.

    Lors de la Grande Guerre, il est mobilisé comme fantassin à la bataille de la Marne. Blessé d’un éclat d’obus dans le pied le 6 septembre, il est évacué en Bretagne où il sera opéré cinq fois ; il rentre à Paris fin 1915.

    1915 – 1918 - Il réalise des croquis de guerre pris sur le vif pour plusieurs journaux (une compagnie de soldats russes en particulier) dont "La guerre documentée" et "Le Crapouillot" (photo 48 ; voir l’article « Joron et la Guerre de 14-18 »). Bien qu’il ait enduré la Guerre, Joron ne laissera pas la souffrance ou le ressentiment lui dicter son art : plus que jamais, il recherche la Beauté, la trouve dans la Nature et travaille à transmettre l’émotion de cette découverte. Chez Mme Tavernier, il travaille sur modèle vivant et expose des sujets de "Nudité" (photos 44 à 47).

    15 mai 1918 - Mariage avec Renée FOURQUIER à Corbeil (Essonne). Son cadeau de fiançailles avait été un éventail qu'il avait peint sur peau (photo 49). Il habite 72 rue Vaneau à Paris (photos 57 à 60).

    1919 - Naissance de son fils François. Il se plait à faire des croquis, des dessins et peintures de sa famille (photos 50 à 55).

    1922 - Naissance de sa fille Marie-Louise. Il s'installe avec sa famille à Vaucresson, rue des Fonds Huguenots.

    1925-1930 Parallèlement à son activité de portraitiste, il reprend des sujets d'intérieurs (photos 56 à 60 ), il mène des recherches sur les étoffes peintes (photos 61 à 63). Il les utilisera parfois comme décor dans ses tableaux (photo 132).

    1925 - Voyage au Pays Basque d'où il rapporte une série de dessins aquarellés (photos 180). Expositions à "La Palette" bd. Haussmann et au "Cercle Volney" (photos 86).

    1925-1930 Période dite des "Cardinaux". Il réalise des scènes caustiques, alors très à la mode, de cardinaux devant une bonne table. La vente de ce genre de peintures compensait financièrement la réduction de commandes de portraits (photos 64 à 76).

    1925 – (environ). Un bon modèle, Marie Thérèse, lui inspire une série où il étudie plus particulièrement les effets de lumière (photos 77 à 86).

    1918-1937 Son principal centre d'intérêt reste le portrait. Il en fait beaucoup, soit mondains, soit en famille ( reproduction 147 à 150). Il s'essaye à d'autres techniques que la peinture : sculpture (photos 150 à 152), lithographie (photos 150 à 192), gravure (photo 8) etc.

    1928 - L'atelier de la rue Alfred de Vigny est remplacé par un autre, rue Lecourbe.

    1928 – 1931 Mme Tavernier, très âgée, quitte son grand hôtel de la rue Alfred de Vigny pour vivre à Fontainebleau où elle mourra en 1931 (photo 154) : elle avait 103 ans. Chaque fois qu'il va la voir, il trace d’elle une esquisse comme s'il eût voulu la garder vivante par la peinture (photos 155 à 158).

    1930 - Création de l'Association des "Peintres de figure" dont il est le secrétaire.

    1932 - L'atelier est de nouveau transféré, 30 avenue Malakoff à Paris.

    1934 - Il quitte son atelier de Paris pour une maison plus grande, rue Gambetta à Vaucresson, où il dispose d'un lieu pour travailler (photos 199 à 204).

    1918 – 1937 Son travail est très varié, il s’attache à représenter des intérieurs (photos 163 et 164), le château de Versailles (photos 165 à 172), peint des paysages (photos 173 à 181), des fleurs (photos 159 à 162) etc…

    1930 – 1937 Il s'oriente vers la peinture de nudités, la photographie supplantant peu à peu la peinture de portraits (photos 182 à 196).

    1936 - Naissance de son fils Philippe. Une commande d'une trentaine de tableaux (dont des nus et des toiles sur Versailles) est livrée à des collectionneurs en Afrique du Sud.

    1937 - Le ministère des Anciens Combattants lui commande, pour son pavillon lors  l'Exposition Internationale, une toile sur le thème : "Les croisés de St Louis, les invalides de Louis XIV, les poilus de Clémenceau » (photo 197). Il meurt le 4 octobre à Vaucresson. Cette toile, intitulée "D"eux à nous", exposée au Salon de 1938, conservée par l'administration, est aujourd'hui introuvable.

    1993 - A l'Hôtel Malestroit de Bry sur Marne, exposition rétrospective organisée par Anne Thierry-Wilkinson qui procède aux premières recherches et relance l'intérêt pour le peintre  (expositions ultérieures à St Maur et Vaucresson)  et prépare le futur musée qui doit lui être consacré.

    2010 - avril : inauguration à Bry sur Marne de l'espace Maurice Joron au sein du Musée Adrien Mentienne) grâce à la donation Marie-Louise Joron ( qui offre sa collection de tableaux et les locaux cliquer pour un aperçu )